Dossier | Tirer profit du risque

Sigrid Ellefsen, TELUS, |Technologie | 13 février 2012

Infonuagique : le jeu en vaut-il la chandelle?

Difficile de prêter à autrui ce que l’on a de plus précieux. C’est pourquoi l’infonuagique, qui consiste à confier la gestion des technologies à un hébergeur distant, fait encore peur à bien des entreprises. Les avantages du nuage valent-ils le risque d’y investir?

C’est officiel : l’infonuagique ne sera pas une mode passagère. Selon la firme Gartner, 43 % des organisations devraient placer la majorité de leurs infrastructures dans le nuage d’ici 2015, contre 3 % aujourd’hui. Cette adoption massive se justifie notamment par la multiplication des appareils mobiles, qui ont besoin d’accéder efficacement aux ressources de l’entreprise à distance. Cette capsule vidéo de Benoit Simard, VP marketing affaires chez TELUS, résume bien l’ampleur du phénomène.

Bien des entreprises hésitent encore à faire le saut, en premier lieu pour des questions de sécurité. Parmi les risques encourus, il y a la perte du contrôle des normes et procédures auparavant établies à l’interne; c’est désormais le fournisseur d’infonuagique qui se charge de surveiller les éventuelles failles de sécurité et d’en avertir son client.

Mais les gestionnaires soucieux de perdre le contrôle de leurs serveurs doivent se souvenir que les incidents de sécurité ont les mêmes chances de survenir, sinon plus, que sur les machines d’un hébergeur en nuage. En fait, les entreprises canadiennes connaissent en moyenne 7,6 brèches par an dans leurs systèmes de sécurité, selon la dernière étude TELUS-Rotman sur la sécurité des technologies de l’information.

Pour un pirate informatique situé à l’autre bout du monde, l’emplacement et la responsabilité du serveur ne fait pas beaucoup de différence. En fait, certaines entreprises réduiraient leur vulnérabilité en faisant affaire avec des fournisseurs d’infonuagique; ceux-ci ne prennent pas ces questions à la légère puisque la fiabilité et la sécurité sont leur pain et leur beurre.

Lorsqu’on calcule un risque, il faut prendre en compte ce que l’on reçoit en retour. En l’occurrence, l’infonuagique rapporte davantage qu’un service de serveurs distants. Ses bénéfices stratégiques et financiers ont de quoi allécher les gestionnaires les plus prudents.

Moins de dépenses, plus de croissance : La maîtrise des coûts

Une entreprise qui héberge ses propres systèmes doit consacrer la majeure partie de son budget informatique en équipements et infrastructures matérielles, laissant peu de moyens pour investir dans les applications. Or, ce sont les logiciels qui créent le plus de valeur ajoutée, en permettant de communiquer et collaborer plus efficacement, peu importe la machine que l’on utilise ou l’endroit où l’on se trouve.

En outre, les infrastructures matérielles représentent des dépenses en capital importantes, qu’il faut renouveler chaque fois que les équipements deviennent obsolètes, tandis que les applications sont des dépenses opérationnelles, qui sont beaucoup plus souples à gérer pour les gestionnaires. Puisqu’elle est déléguée à un fournisseur sur ses propres équipements et infrastructures, l’infonuagique relève uniquement des coûts opérationnels. L’entreprise paye pour des services logiciels qui soutiennent directement sa productivité, sans se soucier de l’achat et de l’entretien d’un parc de serveurs.

Libre-service à la demande : La souplesse de gestion

Dans un marché concurrentiel, chaque retard fait mal à l’entreprise. Or, l’infonuagique élimine certains délais cruciaux pour la conquête et le maintien des parts de marché. Par exemple, si l’entreprise connaît une hausse subite de la demande, elle n’a pas besoin d’acheter de nouveaux équipements ou de renforcer les infrastructures existantes. Ses services en nuage s’adaptent automatiquement, pour une performance optimale. Et puisqu’ils sont facturés à l’usage et au besoin, ils ont un coût proportionnel aux revenus que l’on en retire.

Ouvrir la voie à l’innovation : L’agilité technologique

Une fois débarrassées des impératifs d’investissement, d’entretien et de soutien technique, les entreprises en nuage peuvent se consacrer à des initiatives qu’elles n’auraient pas les moyens d’explorer si leur temps et leur argent était accaparé par leurs propres systèmes. Avec le nuage, on peut tester de nouveaux services à faible coût ; il suffit de les essayer un temps et de cesser leur utilisation si le résultat n’est pas probant. Les nouveaux projets peuvent être développés rapidement, augmentant la compétitivité de l’entreprise.

Au fond, le plus grand risque associé à l’infonuagique ne serait-il pas d’être trop prudent ? À mesure que les PME l’adoptent, ignorer le potentiel du nuage pourrait coûter cher aux retardataires. Les entreprises doivent répondre à de nouveaux besoins sur des marchés en constante évolution. Plus que jamais, elles doivent se concentrer sur la productivité et la souplesse. Pour y parvenir, il suffit de communiquer avec les experts de TELUS Solutions d’affaires, qui ont accompagné de nombreuses PME québécoises dans leur transition au nuage.

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