Pas un jour ne passe, ces temps-ci, sans que l’on nous parle de Steve Jobs, le désormais mythique feu PDG d’Apple.

Une chose fondamentale me vient à l’esprit lorsque je pense à l’héritage de ce gestionnaire visionnaire : son audace.

Je ne conserverai pas de Steve Jobs l’image d’un génie technologique, un « geek » qui aura porté l’informatique et l’électronique à de nouveaux sommets de performance. Ni l’image d’un financier aux sens du « deal » accru ou d’un leader corporatif au souci du détail légendaire.

Ce que je retiendrai de Steve Jobs, c’est l’audace démesurée d’avoir su prendre le taureau par les cornes et d’assumer pleinement un risque d’affaires majeur : révolutionner une industrie par un marketing hors-pair.

Et je ne parle pas ici de publicité, aussi performantes aient pu être celles mises au point par Jobs et son équipe. Je parle principalement de branding, de design de produit et de distribution. En gros, et c’est la base la plus fondamentale du marketing, Jobs a su reconnaître qu’un ordinateur, un baladeur, un téléphone (mais aussi une tablette, un téléviseur, etc.) pouvaient être bien plus que des outils fonctionnels laids pour un imposant segment du marché de leurs détenteurs : ils pouvaient devenir des objets de style de vie, faciles à manier et à utiliser, des objets qu’on a le goût de les mettre en évidence dans son salon.

Il a eu l’audace de prendre le risque de suivre son intuition.

En somme, Steve Jobs a eu l’audace de prendre un risque énorme qui, dans d’autres scénarios, aurait pu avoir raison de l’entreprise. Mais Jobs avait bien compris que le monde n’avait pas besoin d’un autre ordinateur, d’un autre baladeur ou d’un autre téléphone. Et il a eu l’audace de prendre le risque de suivre son intuition, et d’oser, sans véritablement rien insuffler de plus à son entreprise et à ses produits qu’une bonne dose de marketing.