Les jeunes de la génération Y, C, Z, alouettes prennent tranquillement les chaises des baby-boomers qui eux quittent vers la retraite. Bien entendu, il n’y a pas que le nombre d’années qui différencient ces deux générations. Leur comportement au travail est en tout point différent. Si vous voulez extirper tout le potentiel de ces générations créatives, vous devez les comprendre. Le meilleur moyen pour le faire, c’est d’adopter la vision du coach!

La culture du coach est une façon de diriger son équipe, un peu comme une équipe sportive. «Le gestionnaire doit travailler avec ses employés et accorder une attention particulière aux forces et aux faiblesses de chaque individu pour les faire travailler en groupe», nous explique Pierre Touchette chargé de cours à HEC Montréal et coach expert chez Optimum Talent. Il est impossible de devenir coach du jour au lendemain, c’est un processus qu’on doit alimenter quotidiennement. Voici cinq petits conseils, pour commencer dès maintenant à adapter votre mode de gestion aux plus jeunes générations.

1. ÉTABLIR UNE VISION D’ÉQUIPE

Pour être efficace, vous devriez diviser vos employés en plusieurs petites équipes. Chaque groupe devrait établir une mission d’équipe à laquelle les membres adhèrent. Pour rendre formelle la démarche, Pierre Touchette suggère de faire rédiger la vision par le groupe et ensuite de s’assurer que tous ceux qui rejoindront le groupe éventuellement adhèrent à ce contenu. Croire en une vision d’entreprise est excellent pour la rétention des employés, surtout chez les plus jeunes générations qui tiennent à s’engager auprès d’une entreprise qui véhiculera des valeurs qui correspondent aux leurs.

2. ACCOMPAGNER VOS EMPLOYÉS

Au lieu de leur demander de performer et de les parachuter dans de nouvelles fonctions, prenez le temps de les accompagner dans le processus. Pierre Touchette nous rappelle que la Génération Y n’est pas une génération de paresseux et qu’au contraire elle veut changer le monde. En les accompagnant, vous leur permettez de s’épanouir personnellement.

Miser sur le positif leur donnera envie de poursuivre dans la même lancée.

3. FÉLICITER ET CRITIQUER

Le rôle du coach ne se joue pas seulement quand tout va mal! Il faut être constant et féliciter ses employés quand les choses vont bien. Miser sur le positif leur donnera envie de poursuivre dans la même lancée. Par contre, il ne faut pas avoir peur de les critiquer quand c’est nécessaire. Pierre Touchette nous rappelle qu’au Québec, les gens ont généralement des rapports cordiaux entre eux et ont donc beaucoup de difficulté avec la notion de conflit. Voyez plutôt la critique constructive comme une façon de les aider à s’améliorer.

4. ORGANISER DES RENCONTRES PONCTUELLES

Pour vous aider à être constant, organisez des rencontres au moins une fois par semaine. Elles ne sont pas obligées de durer des heures! Investir un petit 15 minutes vous sera rentable. Pierre Touchette souligne que trop souvent les gestionnaires ont l’impression que leur travail ne compte pas, car il n’est pas sur papier. Il faut changer cette mentalité, pensez toujours aux coachs sportifs.

5. NE PAS TOMBER DANS LES PIÈGES

Faites attention de ne pas vous faire prendre dans les pièges courants. D’abord, n’oubliez pas que vous n’êtes pas leur ami, vous devez rester une figure d’autorité à leurs yeux. Felipe Alou l’ancien entraîneur des Expos de Montréal disait : « Je me garde toujours une distance d’un bras avec mes joueurs.» Il faut également avoir une volonté de changement, si vous ne tenez pas à maintenir votre nouvelle attitude de coach, vous n’obtiendrez pas de résultats. La constance et la rigueur sont vos meilleurs atouts.