Le sport exalte des valeurs d’esprit d’équipe, de dépassement, d’effort, de complémentarité des talents et de tension créatrice… tout cela dans une optique de performance.  En affaires, où la pression se fait de plus en plus forte et la course aux résultats est féroce, la mobilisation des équipes reste un levier sous-exploité par les entreprises.

Même si le discours managérial aime utiliser la métaphore sportive comme vecteur de performance et de mobilisation des troupes, le dernier balisage IME (Indice de mobilisation de l’entreprise) de SECOR indique que 26% des entreprises n’arrivent pas à mobiliser leurs employés.

LA MOBILISATION, CATALYSEUR DE LA PERFORMANCE

Tout comme l’équipe sportive gagnante, l’entreprise mobilisatrice doit mettre à profit l’énergie positive de ses employés et générer une performance supérieure. Une récente mesure de mobilisation réalisée par SECOR démontre que les unités d’affaires les plus performantes sont également celles où les employés sont les plus mobilisés. Une équipe sportive dont le « coach » assure, par son encadrement et ses actions, l’alignement et la contribution de tous sur des objectifs d’équipe clairs aura plus de chance d’avoir une équipe mobilisée et performante qui contribuera à la performance financière du club sportif. Comme le dit le cliché, « dans le sport comme en affaires », une équipe mobilisée agit sur l’accroissement du chiffre d’affaires, l’optimisation des coûts et l’augmentation du bénéfice des entreprises.

QUAND LE  « JE » EST AU SERVICE DU « NOUS »

Le défi demeure : mobiliser son équipe.

Une fois ces comparaisons faites, le défi demeure : mobiliser son équipe !  La mobilisation d’une personne dans une entreprise est le résultat d’une boucle en quatre temps qui permet au «je» (la personne au travail) de se mettre au service du «nous» (une équipe, un département, une unité d’affaires, une entreprise), c’est-à-dire un groupe.

1. La première étape est la motivation d’une personne qui est fondamentalement centrée sur le travail. Cette personne doit pouvoir répondre positivement aux questions suivantes : Est-ce que mon travail me plait? Me permet-il de mettre à profit mes compétences de façon optimale? Me permet-il de m’accomplir et de me développer?

2. La deuxième étape est la satisfaction des gens au travail. Est-ce que mon milieu de travail réunit les conditions de base pour bien travailler (matériel, formation, relations avec les collègues, collaboration, ambiance, rémunération, horaires). La satisfaction et la motivation sont des conditions nécessaires pour créer l’engagement chez une personne.

3. La troisième étape est l’engagement des employés au travail. L’engagement est une attitude positive qui fait qu’on a envie de faire des choses pour le groupe ou une cause : on s’engage pour quelque chose, ou pour quelqu’un. L’engagement est un préalable à la mobilisation.

4. L’étape ultime est la mobilisation, qui se traduit par des gestes concrets. L’employé mobilisé est passé à l’action et fait volontairement des choses qui vont dans le sens de l’intérêt du groupe. À ce stade, il est crucial pour l’entreprise et le supérieur immédiat de renforcer le sens au travail en  fixant une direction et des objectifs individuels et collectifs clairs. La mobilisation est centrée sur la collaboration et la volonté d’atteindre des objectifs communs. C’est pourquoi orientations, clarification des changements et clarté des objectifs sont essentiels pour mobiliser son équipe. On ne peut mobiliser un groupe si les buts ne sont pas communiqués et communs, c’est-à-dire s’ils ne parlent pas à tout le monde.

En conclusion,  il y a beaucoup à apprendre des équipes sportives, particulièrement en ce qui concerne la mobilisation des joueurs. Un « coach » dont le style de gestion contribue à donner du sens et à motiver son équipe pourra compter sur des joueurs mobilisés… qui donneront leur 110%!

Merci à François Rousseau-Clair qui a collaboré à la rédaction de cet article.