La confiance. Un concept de quelques lettres qui vaut son pesant d’or dans l’univers des affaires. Or, la définition même de la confiance tend à évoluer rapidement, au gré des attentes d’un citoyen-consommateur toujours plus connecté et exigeant.

Depuis 13 ans, Edelman prend le pouls de la population à travers un exercice mondial portant sur notre relation à l’égard de la confiance. Le constat est lourd : moins d’une personne sur cinq fait confiance aux entreprises ou aux leaders gouvernementaux lorsque ceux-ci sont confrontés à des enjeux difficiles. Et comme si ce n’était pas suffisant, le groupe média Havas affirme dans une étude similaire que seulement un Canadien sur trois a confiance envers les grandes entreprises. Des chiffres qui font frissonner n’importe quel chef d’entreprise.   

Comment les entreprises peuvent-elles rétablir ce lien de confiance érodé avec les consommateurs?

Les consommateurs ont déjà choisi
La confiance s’établit désormais dans le cadre d’un pacte social où le consommateur et l’entreprise partagent une cause commune au bénéfice de tous. Selon l’étude Edelman, 87% des consommateurs mondiaux estiment que les entreprises devraient accorder autant d’importance à leurs affaires qu’aux problèmes sociaux. Une statistique qui confère aux entreprises une grande responsabilité dans la résolution des enjeux de l’humanité. Est-ce vraiment nécessaire de rappeler les maux qui nous affligent? Le réchauffement planétaire, la disparition de plusieurs espèces animales, l’obésité, les famines, l’accès à l’eau potable, pour ne nommer que ceux-là. Les citoyens s’attendent à ce que les organisations s’investissent dans ces causes et proposent des solutions innovantes qui auront un réel impact.

Les entreprises font soit partie de la solution ou du problème. Il n’y a plus de zones grises. Aux entreprises de choisir leur camp. 

73% des marques planétaires pourraient disparaitre sans aucune protestation de la part des consommateurs.

Une entreprise qui ne prend pas position est une entreprise invisible
L’index Meaningful Brands permet de mesurer la force des marques en fonction du bien-être collectif. Selon leurs recherches, 73% des marques planétaires pourraient disparaitre sans aucune protestation de la part des consommateurs. Et seulement 20% des marques mondiales créeraient un impact positif sur le mieux-être des gens. Rares sont donc les marques créatrices de valeur ajoutée et de sens dans nos vies. Pour ne pas être invisibles auprès du consommateur, les entreprises doivent donc prendre position. Quel type de marque voulez-vous bâtir ou pour quel type d’organisation voulez-vous travailler? La réponse va de soi. 

Faire du bien rapporte bien plus
Toujours selon l’index Meaningful Brands, on note que les marques qui génèrent un impact positif sur l’humanité ont une performance de 120% supérieure au marché boursier. Comme quoi un traitement juste pour les employés, une écoute et un respect des consommateurs, des investissements concrets et mesurables dans l’environnement et auprès des communautés peuvent s’avérer très payants.

Les entreprises doivent donc faire des grandes priorités humaines le cœur et la tête de leurs affaires. Mais cela ne se fait pas sans une transformation profonde des organisations. Ce changement ne peut s’opérer sans un endossement de la haute direction, une transformation du modèle d’affaires, la mise en place d’outils de mesure de la performance et un dialogue constant avec le public et les groupes évoluant à l’extérieur de l’organisation. 

Les entreprises de demain seront celles qui sauront prendre appui sur des valeurs sociales fortes afin de les transmettre efficacement à un public sensible et informé. Un public qui n’attend que les entreprises s’investissent sincèrement avant de leur octroyer leur pleine confiance. Une confiance payante.