Pour quelles raisons les entrepreneurs se lancent-ils en affaires? Pour certains, un entrepreneur sur cinq environ, c’est d’abord une question d’argent. Pour devenir riche, mais plus souvent pour se constituer un fonds de retraite ou pour assurer l’avenir de ses enfants.

Pour la majorité, aux alentours de trois entrepreneurs sur cinq, l’entrepreneurship est d’abord une affaire de développement personnel. À l’instar de Yona Shtern, le fondateur de Beyond the Rack, on recherche la liberté, une façon de s’épanouir professionnellement ou simplement ne plus avoir de patron.

Mais pour quelques entrepreneurs, l’entrepreneurship est d’abord une question de bonheur. Pas de son propre bonheur, mais de celui des autres. Pas que ces entrepreneurs crachent sur le profit – au contraire – ou ne trouvent pas de gratification personnelle dans le fait de lancer leurs entreprises. Ce sont simplement des gens qui comprennent que leur propre bonheur viendra d’abord de celui des autres.

Comme du bonheur des clients, d’abord. C’est presque un cliché que les entreprises doivent satisfaire leurs clients, mais un entrepreneur comme David Côté, de Crudessence, ne cherche pas à simplement donner une expérience sympathique à sa clientèle; il aspire à changer leurs vies pour le mieux en les amenant à changer leur rapport à l’alimentation.

Du bonheur des employés, aussi. Nathalie St-Pierre, chez Méridien Maritime nous l’a confié très clairement : ce qui l’attire dans l’entrepreneurship, c’est le rôle positif qu’elle peut jouer dans sa communauté et en particulier dans la vie de son personnel.

Ou même du bonheur des fournisseurs. Mélissa Harvey a bâti son entreprise Zorah Biocosmétiques après avoir réalisé, comme coopérante au Maroc, que toute une communauté de femmes berbères dépendait de la vente de leur huile d’argan pour faire vivre tout un village.

La recherche du bonheur comme fondement d’entreprise porte des fruits. Les entrepreneurs eux-mêmes ne voient pas leur entreprise comme un gagne-pain, mais comme un projet de vie. Les employés embarquent aussi dans cette quête du bonheur et cherchent activement à y contribuer, ce qui augmente non seulement leur productivité, mais leur capacité à propager ensuite ce bonheur à leur tour, vers la clientèle, qui devient alors plus satisfaite, plus loyale, plus engagée.

Bref, le bonheur comme plan d’affaires n’est pas qu’un cliché. C’est même en phase de devenir, j’en suis convaincu, la voie royale du succès en entrepreneurship. La beauté de la chose, c’est que rien n’est plus facile à mettre en place !

Pour en savoir plus, lisez « Le bonheur comme plan d’affaires« , par Jean-François Ouellet.

C1 Le bonheur comme plan d'affaire