L’équipe de rêve, est-ce possible? Certainement. Mais pour la bâtir, il faut y accorder beaucoup de temps. Beaucoup plus que la courte étape consacrée au recrutement et à l’intégration des nouveaux. Bâtir une équipe qui deviendra solide et très compétente est un exercice continu dont le succès repose beaucoup sur la volonté et l’engagement du patron et de son équipe de direction.

En discutant avec Jacques Guénette, le fondateur de DLGL, on réalise à quel point la détermination à assurer une qualité de vie à ses employés a eu un impact, non seulement sur la rétention de son équipe – aucun départ depuis les 5 dernières années – mais aussi sur le succès et la croissance de l’entreprise.

Si la qualité de vie des employés n’est pas une priorité pour l’employeur, celui-ci ne peut s’attendre à ce que ses employés soient loyaux. Et un roulement d’employés ralentit la croissance de l’entreprise puisque trop de temps est consacré au recrutement et à gérer la courbe d’apprentissage. Une prémisse toute simple. Bien des entrepreneurs seront d’accord avec cette idée, mais très peu réussissent à respecter le principe jusqu’au bout.

« Des clients qui veulent abuser des employés, me racontait Jacques Guénette, on ne tolère pas ça ici, on intervient très rapidement. On fait tout en notre pouvoir pour offrir le meilleur à nos clients, mais on veut en retour, que ces derniers nous traitent avec respect. »

On travaillait comme des fous 7 jours sur 7, on dormait sous nos bureaux, les gens tombaient malades et on les remplaçait par d’autres. C’était une époque imbécile 

Jacques Guénette place constamment la qualité de vie de ses employés au centre de ses décisions d’affaires. C’est une première expérience difficile en affaires qui l’a convaincu à prendre cette décision. Alors qu’il était dans la vingtaine, son associé et lui avaient fondé Cojito, une entreprise en informatique. « On avait des employés à New York, en Californie, à Houston et à Montréal. On travaillait comme des fous 7 jours sur 7, on dormait sous nos bureaux, les gens tombaient malades et on les remplaçait par d’autres. C’était une époque imbécile », nous explique-t-il. Lorsque l’entreprise a été vendue, son associé et lui ont décidé de ne plus jamais faire une telle chose. « On a donc commencé par écrire les règles sur lesquelles on baserait notre philosophie d’entreprise. Et la première était : une qualité de vie pour tous : les employés, les clients, les actionnaires », résume-t-il.

Et cette règle est toujours restée. Mais pour l’appliquer systématiquement, cela exige du courage. Le courage de dire non et d’imposer cette culture à tous. Jacques Guénette poursuit en disant : « En se fixant une ligne de conduite claire, on pouvait prendre des décisions drastiques rapidement. On n’hésite pas à dire non à des clients potentiels si l’on croit que la qualité de vie de nos employés ne sera pas respectée. On a toujours suivi cette règle. On veut être les meilleurs, pas en nombre de dollars, mais en qualité de produit. Mais en développant le meilleur produit, les dollars arrivent d’une manière ou d’une autre. Et les employés restent. »

 

Et vous, que croyez-vous qu’une entreprise doit faire pour bâtir son équipe de rêve?