Certains entrepreneurs prennent des décisions en suivant le mouvement de leurs « poils de bras », ou plutôt l’instinct devrait-on dire, d’autres peuvent analyser une occasion d’affaires sous tous ses aspects pendant des mois. Dans ces deux cas extrêmes, il existe évidemment bien des façons de doser sa prise de décision. Selon le contexte et les risques potentiels encourus. Dans tous les cas, la prise de décision est intimement liée à sa personnalité de l’entrepreneur. Les visionnaires auront tendance à oser et sauter dans l’arène, tandis que le technocrate soupèsera les avantages et inconvénients en consultant ses colonnes de chiffres, si l’on veut résumer.

Gilles Fortin, président des magasins Tristan, fait partie de ces entrepreneurs qui suivent leurs instincts. Un franc-tireur qui n’a pas froid aux yeux. « Lorsqu’on prend une décision, il faut savoir vivre avec une part de risque, nous explique le coloré entrepreneur. Pour ma part, j’aime le risque et j’aime régler des problèmes. Il y a toujours des éléments que l’on ne peut contrôler ou mesurer dans une prise décision, il faut vivre avec cette part d’inconnu. Et au bout du comte, c’est le patron qui doit assumer les conséquences », ajoute l’homme d’affaires.

Selon M. Fortin, la rapidité avec laquelle on décide devient un facteur de plus en plus important de nos jours. « Si tu ne saisis pas une occasion qui se présente, d’autres la prendront avant toi », ajoute-t-il. « Malgré tout, je ne suis pas un shooter aveugle. J’ai plus de responsabilités qu’à mes débuts en affaires. Mes employés ont une famille à faire vivre, une maison à payer, des enfants qui vont à l’école. On ne peut décider sans tenir compte de ces éléments. »

La croissance saine et dynamique d’une entreprise exige  une somme de décisions diverses, de bonnes et de mauvaises.

Décider, c’est aussi un acte quotidien lorsqu’on dirige une entreprise. Cela implique une multitude de petites décisions qui doivent s’enligner vers un objectif précis, rassembleur. La croissance saine et dynamique d’une entreprise exige  une somme de décisions diverses, de bonnes et de mauvaises. « Prendre de mauvaises décisions, ce n’est pas dramatique, ajoute Gilles Fortin, on prend toujours de mauvaises décisions en affaires. Mais, il faut par contre que ces mauvais choix soient surpassés par de bons coups ».

À VOUS LA PAROLE : Prenez-vous des décisions davantage basées sur l’instinct ou sur l’analyse?