Une étude réalisée dans 54 pays estimait que près de 400 millions d’individus avaient choisi – par besoin ou par opportunité – de gagner leur vie en créant leur propre emploi. Si dans certains pays – principalement ceux de l’hémisphère sud – , l’entrepreneuriat est surtout motivé par la survivance, dans les pays les plus riches on retrouve un entrepreneuriat dit « d’opportunité ». Nous nous sommes donc intéressés à cette seconde forme d’entrepreneuriat et avons demandé à nos experts de se pencher sur le cas de ces pays qui avaient réussi à stimuler avec succès la fibre entrepreneuriale de leur population.

Passion, désir d’être son propre patron, réalisation de soi, argent, etc.

Dans des économies comme la nôtre, où il est relativement simple d’avoir un emploi et de bien en vivre, choisir la vie d’entrepreneur relève – aux yeux de certains – d’une folie. Pourtant, il suffit de discuter avec l’un d’eux pour réaliser à quel point ce choix de vie s’imposait à eux. Passion, désir d’être son propre patron, réalisation de soi, argent, etc. Les raisons qui motivent ces hommes et ces femmes sont nombreuses.

Nous profitons donc de la période estivale pour faire un rapide tour du monde et nous intéresser à des pratiques qui ont permis de stimuler l’entrepreneuriat. Ainsi, on s’attardera à Israël, un tout petit pays de 7,5 millions d’habitants, qui détient l’enviable surnom de Start-up Nation et qui fait vibrer ses jeunes entrepreneurs à l’innovation technologique. On verra aussi comment les pays scandinaves, même s’ils évoluent dans des systèmes socialistes, ont réussi à valoriser la profession d’entrepreneur ou encore, quels sont les apprentissages de la culture du love money à l’américaine.

Ces exemples de succès ne sont pas sans rappeler, que le Québec aussi met en place une multitude de ressources et du soutien financier pour aider les entrepreneurs en devenir à émerger. Pour créer un terreau fertile à l’entrepreneuriat, il faut davantage que la volonté et la persévérance des entrepreneurs. Un ensemble de facteurs sont déterminants : la personnalité de l’entrepreneur, le soutien de sa famille, mais aussi l’environnement dans lequel il évolue. Une étude de Yvon Gasse, directeur du Centre d’entrepreneuriat et PME de l’Université Laval, rappelle : « … l’entrepreneurship peut se développer chez les personnes en autant que l’environnement soit facilitateur et valorisant pour les entrepreneurs. Plus un milieu se donne les éléments d’une culture entrepreneuriale riche et reconnue, plus les entrepreneurs émergent et se développent tôt dans la vie. »

À vous la parole : Comment pourrions-nous stimuler davantage la fibre entrepreneuriale chez les Québécois?