Si se retrouver devant la caméra ne l’enchantait guère, Jean-Pierre Ranger garde toutefois de bons souvenirs de son expérience à l’émission Génération INC. Très bons même. « Ça a été une expérience heureuse pour le Parc Safari. Ça nous a donné de la crédibilité car avec Génération INC. on nous a présenté sous un angle différent. On nous voyait comme des créateurs d’emplois, des transmetteurs de connaissances, des passionnés des animaux et de la nature », explique M. Ranger.

Un projet qui ferait de ce coin de la Montérégie un petit Walt Disney du Nord.

Lors de son passage à Génération INC., Jean-Pierre Ranger avait présenté aux experts son projet, « Le Grand Safari », qui ferait de son Parc un pôle récréo-touristique unique au Québec. Une destination qui regrouperait bien sûr le Parc actuel, mais auquel se grefferait un camping, un camp scientifique, un aqua-parc, une piste de karting, etc. Un projet estimé à plus de 60 millions de dollars (développé sur une période de 7 à 10 ans) qui ferait de ce coin de la Montérégie un petit Walt Disney du Nord.

Pour cela, il doit pourtant convaincre la Commission de la protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) de lui accorder le droit de développer sur une partie de leur territoire inexploité. Depuis 10 ans, nous explique Jean-Pierre Ranger, le Parc Safari veut utiliser ses 370 hectares disponibles pour réaliser son projet. Depuis peu, 104 hectares ont obtenu un droit de dézonage agricole. « Il faut beaucoup de patience pour faire naître ses projets au Québec. Ça prend du temps. Les médias nous aident en parlant de nous. Par exemple, à la suite d’un article publié dans La Presse et grâce à la visibilité que nous a donné Génération INC., ça nous a aidé à faire dézoner ces 104 hectares essentiels à notre projet de Grand Safari», ajoute-t-il.

Si ce grand projet occupe une bonne partie du temps de Jean-Pierre Ranger, cela ne l’empêche pas à continuellement réinvestir ses profits pour améliorer l’expérience vécue par leurs invités, comme il aime appeler ses visiteurs.

Ainsi, il a déjà réalisé la recommandation de Sigrid Ellefsen, experte en technologie chez TELUS, de développer une application pour téléphone intelligent qui permettrait d’offrir un complément d’information sur les animaux. Depuis cet été, les visiteurs peuvent obtenir des détails additionnels sur certains animaux à l’aide d’un QR code. Il évalue aussi la possibilité d’acheter deux petits trains, comme proposé par Oona Stock, qui offriraient aux visiteurs une façon différente de profiter du Parc Safari. Tout ça, en poursuivant le travail qui permettra de réaliser enfin son Grand Safari pour le bonheur de centaines de milliers d’amoureux des animaux.