La chaîne d’épiceries américaine Whole Foods se démarque non seulement par son immense sélection d’aliments naturels, mais aussi plus subtilement par sa gestion décentralisée. Le cofondateur et président John Mackay était de passage dans la métropole lors de C2-MTL pour donner sa conférence «The Culture of Conscious Capitalism». Il est toujours rafraîchissant de voir une compagnie de 350 magasins dont le chiffre d’affaires est de 12 milliards de dollars laisser autant d’espace à ses employés. «Les employés sont nos sources et non pas nos ressources», a répété M. Mackay à son audience.

Dans cette optique d’accorder plus de place à l’individu et de déléguer ses fonctions, John Mackay nous livre sa formule gagnante : décentralisation + pouvoir d’agir = innovation partagée grâce à la collaboration. Cela va de soi, le président explique que pour décentraliser on doit, avant tout, permettre aux employés d’avoir plus d’autonomie. Si vous n’êtes pas prêt à déléguer, ne vous lancez pas dans la décentralisation.

II est préférable de supplier le pardon, que de demander la permission

Pour nous convaincre de son modèle de gestion, John Mackay nous livre un exemple de success story vécu par la chaîne : Il y a quelques années, un magasin Whole Foods avait décidé de proposer à sa clientèle une salle de dégustation de bières. Comme la culture de décentralisation leur permettait de le faire sans avoir l’accord de la haute direction, ils sont donc passés à l’action. Le conférencier raconte à son auditoire en rigolant qu’il n’aurait jamais accepté cette idée si on lui avait proposée. Vous imaginez la suite, le concept a fait exploser les ventes de bière! À la suite de ce succès, la salle de dégustation a été améliorée et reprise dans plusieurs de leurs magasins. Cette initiative a rapporté à l’entreprise des revenus substantiels et a permis de faire vivre une expérience en magasin très appréciée par les clients.

Pour conclure cet exemple, John Mackay rappelle la célèbre citation de Garce Murray Hopper : «II est préférable de supplier le pardon, que de demander la permission.»

Des aliments santé, une vision d’entreprise moderne et de l’amour – parce que John Mackay nous a beaucoup parlé d’amour – voilà ce qu’il faut retenir du message de ce grand homme d’affaires.