Les ambitions de Bonlook, le site cool de lunettes branchées

Sophie Boulanger voit grand pour le site de e-commerce Bonlook, qu’elle a cofondé avec Mélanie Daigle en mars 2011. À peine deux ans plus tard, la PME qui vend des lunettes de prescription et de soleil vient de recevoir un financement de 1,2 million de dollars de Anges Québec. Une nouvelle qui tombe à point pour la jeune entreprise, qui est déterminée à se tailler une place dans le monde féroce du commerce en ligne.

C’est en 2005 – en Italie – que la jeune entrepreneure réalise tout le potentiel d’affaires dans la vente des lunettes.

«J’étais à Milan pour des études de MBA dans le domaine de la mode et j’ai fait un travail scolaire avec Luxottica, une des plus importantes compagnies au monde dans le domaine de l’optique. C’est là que j’ai compris comment fonctionnait cette industrie et que j’ai réalisé à quel point les intermédiaires étaient nombreux. Les marges de profit dans le modèle traditionnel d’affaires sont vraiment importantes. Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire là», explique Sophie Boulanger, qui a acquis de l’expérience dans le commerce du luxe en travaillant pour le célèbre et puissant groupe LVMH à Paris.

Plus de 90 % des ventes de Bonlook se font aux États-Unis.

La vente de lunettes en ligne a longtemps été plus complexe que les autres accessoires de mode en raison de la prescription qui accompagne le produit. « Aujourd’hui, la technologie permet de produire beaucoup plus facilement des lentilles qui sont bonnes et fiables. C’est ce qui a permis à des compagnies comme la nôtre d’émerger », explique la jeune femme d’affaires.

Le site web de Bonlook cible clairement les jeunes femmes qui aiment la mode. «De plus en plus de femmes veulent agencer leurs paires de lunettes avec un type de vêtement ou encore selon un type de sortie. C’est une pratique maintenant accessible, puisque le prix est beaucoup plus abordable qu’avant», ajoute Sophie Boulanger.

Plus de 90 % des ventes de Bonlook se font aux États-Unis et le deuxième marché en importance est l’Australie. Si Sophie ne révèle pas son chiffre d’affaires, elle n’hésite pas à annoncer clairement qu’elle a pour objectif d’atteindre les 100 millions de dollars. Évidemment, un tel objectif ne s’atteint pas sans efforts. La jeune femme le sait très et bien et c’est pour cela qu’elle n’hésite pas à s’entourer de gens d’expérience, qui peuvent la conseiller.

«Je viens d’une famille d’entrepreneurs qui ont bien réussi, explique le jeune femme, qui est la nièce de Louis Têtu, fondateur de Taleo. Je rencontre régulièrement Anna Martini, la présidente de Dynamite, qui est mon mentor. On se voit aux 2 mois et on échange des idées, des conseils. En tant qu’entrepreneur, il est important de se faire coacher, il faut sortir et rencontrer d’autres entrepreneurs», ajoute-t-elle.

Des rencontres qui aident l’entrepreneure à mettre en perspectives les hauts et les bas de son quotidien. «Ça a l’air tout rose parfois, mais le chemin est parsemé d’embûches. Il faut dédramatiser l’échec au Québec. C’est la chose la plus normale au monde, et quand on se relève, c’est signe qu’on se rapproche de notre but!», partage l’entrepreneure.

Elle conclut notre entretien sur cet apprentissage : «Quand on a démarré notre entreprise, on était deux filles et on voulait que tout soit parfait. Et un entrepreneur nous a un jour partagé cette phrase : « Done is better than perfect ». Cela nous rappelle l’importance de faire avancer les choses plutôt que d’attendre que tout soit parfait, on améliore au fur et à mesure. C’est une phrase qui nous a beaucoup marqué!».