De son propre aveu, Nicolas Bouchard est un timide. Étonnante révélation de la part de celui qui est à la tête d’une entreprise de plus de 350 employés dont le travail de tous les jours est d’aider les gens à vendre leur maison.

« J’ai dû apprendre à surmonter ma gêne. Je ne suis pas nécessairement à l’aise de parler devant des groupes ou de donner une conférence, même si je le fais. Mais pour moi, vendre, c’est établir un lien de confiance avec une personne. Les gens ont besoin de sentir qu’on s’intéresse à eux. La vente, c’est beaucoup une question de chaleur humaine», explique l’entrepreneur.

C’est en observant son père, vendeur immobilier pour Remax, que Nicolas Bouchard apprend les rudiments de la vente. Et quelle école! Au sommet de sa carrière, M. Bouchard, père, est nommé, parmi 64 000 vendeurs immobiliers, le meilleur vendeur Remax au monde. « Mon père a un talent naturel pour établir rapidement un lien de confiance avec son interlocuteur. Il s’intéresse réellement aux gens qu’il rencontre », partage-t-il. « Il faut arrêter de vouloir vendre à tout pris et s’intéresser à ce que veut son client. Demandez-vous quels sont ses besoins, laissez-les vous parler de leur vie, c’est essentiel pour créer un contact. C’est simple, mais c’est ça la vente ».

Avant de vendre des maisons, Nicolas Bouchard avait une petite entreprise de pose de plancher de bois franc. Le jeune entrepreneur, étudiant au Collège de Lévis, avait à peine 15 ans à l’époque. Mais il savait déjà qu’il serait son propre patron, et qu’il ne voulait pas demeurer dans l’industrie du plancher toute sa vie. C’est en aidant son père à développer son site internet et à le mettre à jour – alors une idée innovante! – qu’il identifie une opportunité d’affaires dans l’industrie.

Le marché de la vente de maisons sans intermédiaire sur le web était à ses balbutiements. « Il existait déjà des revues de ventes de maisons sans intermédiaire et, aux États-Unis on voyait de plus en plus des sites internet qui offraient ce type de service. J’ai sauté sur l’occasion. Avec Duproprio, on a structuré le marché. On a changé les manières de faire en offrant des outils qui permettent aux gens de prendre facilement le contrôle de la vente de leur maison », résume-t-il. « Je ne pourrais pas vendre n’importe quoi, il faut que le produit soit bon et que j’y crois», résume-t-il.

Les consommateurs sont scolarisés, informés et décèlent rapidement le manque d’authenticité.

Nicolas Bouchard le sait très bien, bien des gens ont encore le stéréotype du vendeur de chars en tête lorsqu’ils pensent à la vente. Mais la vente a beaucoup évolué depuis les 50 dernières années. Les consommateurs sont scolarisés, informés et décèlent rapidement le manque d’authenticité. « Si je vais m’acheter une voiture et que le vendeur est un peddler, je quitte immédiatement. Il faut que les vendeurs s’intéressent aux besoins de leurs clients, qu’ils leur posent des questions. Lorsque c’est authentique, ce n’est plus la même job. »

Le risque de tomber sur le « pilote automatique » est toujours là, rappelle-t-il. « Il faut faire attention pour ne pas tomber dans l’énumération plate des caractéristiques de ses produits et toujours garder en tête qu’il faut aider la personne qui est en face de nous », explique l’entrepreneur qui est encore touché par les témoignages qu’il reçoit des gens qui ont vendu leur maison grâce à son entreprise.

Depuis les dernières années, Nicolas Bouchard et son équipe remarquent un nouveau phénomène. Les séances d’information offertes aux gens intéressés à vendre leur maison sont de plus en plus populaires. « On a remarqué que l’adhésion de nouveaux clients se fait de plus en plus par téléphone ou en personne alors que les adhésions en ligne sont en baisses. Les clients ont besoin de comprendre, d’être réconfortés, d’être écoutés. Les gens reviennent de plus en plus à la source, et la source, c’est le contact humain », conclut Nicolas Bouchard.

Êtes-vous d’accord avec Nicolas Bouchard à savoir que la vente est avant tout une question de contact humain?

Nicolas Bouchard répond au questionnaire Génération INC.