Malcom Gladwell a trouvé sa niche. Ses livres, vous les connaissez peut-être, se situent à la frontière du social et des affaires, permettant à ce journaliste de formation d’échafauder des théories audacieuses. 

Sa démarche est la même pour ses cinq ouvrages publiés à ce jour. À travers une recherche académique méticuleuse et une façon bien à lui de raconter des histoires, Malcom Gladwell amène ses lecteurs dans d’insoupçonnables recoins de notre monde. Et cela semble fonctionner. Ces livres se sont vendus à plusieurs millions d’exemplaires, en plus de faire de lui un conférencier prisé à l’échelle de la planète. 

Son dernier opus, «David and Goliath : underdogs, misfits and the art of battling giants», déboulonne le mythe selon lequel l’avantage réside uniquement du côté du plus gros joueur. Gladwell fait la démonstration que le plus petit est souvent doté d’avantages singuliers qui peuvent lui permettre de remporter la joute. Le fait d’être petit serait une niche payante pour ceux qui savent en prendre avantage. 

L’agilité, l’avantage du plus petit
Selon Malcom Gladwell les géants ne sont pas ce que nous pensons qu’ils sont. Le poids financier et l’abondance des ressources, des avantages que nous attribuons aux géants, font d’eux des colosses lents à réagir. Dans un monde où l’adaptabilité au changement est synonyme de survie, les petits joueurs lorsqu’ils sont conscients de leur position dans le marché, peuvent s’avérer de féroces compétiteurs. Selon Malcom Gladwell, l’agilité, la flexibilité, la rapidité et l’adaptabilité sont des armes avec lesquelles les combats d’aujourd’hui se gagnent. L’apanage des plus petits. 

La dyslexie, une force pour les entrepreneurs ? 
Il ne s’agit pas seulement de «penser à l’extérieur de la boîte», selon Malcom Gladwell. Ceux qui se distinguent sont ceux qui possèdent la capacité de persévérer en dépit du rejet et des contraintes. Chez les gens, ces types de personnalité émergent dans l’adversité, souvent à un jeune âge. 

Il donne l’exemple de la dyslexie, un trait répandu auprès des entrepreneurs. L’auteur cite Richard Branson, Paul Orfalea, Charles Schwab, David Neeleman qui affirment tous avoir réussi non pas en dépit de leur handicap, mais grâce à celui-ci. Ces chefs d’entreprise attribuent leur succès en affaires aux habilités développées pour contourner leur dyslexie. Comme quoi le désavantage de certains peut être retourné en avantage décisif. 

Ce tout dernier livre de Malcom Gladwell regorge de petites trouvailles qui permettent d’offrir un deuxième regard sur une condition qui semble désavantageuse vue de l’extérieur. C’est aussi une ode à la persévérance, à la force des idées et à la motivation. À lire, que vous soyez petit ou grand.