Même s’il est né en 1907, l’inventeur de la motoneige aurait plus d’un conseil à offrir aux entrepreneurs d’aujourd’hui. Voici 6 conseils d’affaires de ce grand entrepreneur. 

1. Faire de sa passion sa vie

Dès son enfance, Joseph-Armand Bombardier est passionné de mécanique. Il cherche à réparer tous les objets qui lui tombent sous la main. À l’adolescence, il s’amuse à récupérer des pièces d’horlogerie pour en faire des jeux mécaniques mobiles qui amusent ses frères et sœurs. Dès l’âge de 15 ans, il construit un bolide qui roule sur la neige devant les yeux ahuris des membres de sa famille. À partir de ce moment, il devient obsédé par son rêve de créer une machine qui se déplacera avec agilité sur la neige.

C’est la passion qui pousse la majorité des entrepreneurs à se lancer en affaires. D’ailleurs, un conseil souvent partagé par ces derniers est le suivant : « Faites ce que vous aimez », car seul la passion vous permettra de traverser les épreuves avec optimisme.

2. Chercher, tester, échouer, recommencer

Pour Joseph-Armand Bombardier, tout ce qui semble insurmontable devient un défi à relever. Rien n’est à son épreuve. Le jeune mécanicien profite de la saison morte – à l’époque les voitures étaient pratiquement inutilisées l’hiver – pour poursuivre ses recherches afin de créer un engin qui roulera sur la neige. Il met 10 ans à mettre au point un prototype qui sera accepté au bureau des brevets du Canada.

Si à l’époque, J.-A. Bombardier a travaillé seul, aujourd’hui la plupart des recherches en amont des grandes innovations – surtout dans le domaine des technologies – se font en équipe et en mode open source. Cette façon de rendre ses recherches accessibles permet d’accélérer le développement des nouveaux produits et logiciels et surtout de tester rapidement de l’intérêt (ou non!) des consommateurs.

Il choisit le chemin le plus difficile : l’entrepreneuriat. 

3. Enrichir sa communauté

Une fois le brevet accepté, Joseph-Armand Bombardier est confronté à un choix : exploiter son brevet – ce qui implique un risque financier – ou simplement vendre son invention à une grande compagnie et en retirer rapidement un montant d’argent. Il choisit le chemin le plus difficile : l’entrepreneuriat. Sa première usine de Valcourt crée immédiatement des emplois et assure la prospérité de son village.

Aujourd’hui, bien des développeurs d’applications technologiques se trouvent confronté à ce choix. Pourtant, c’est en choisissant de développer son produit au Québec que les entrepreneurs contribuent à l’enrichissement de leur société. Imaginons toute la richesse et le rayonnement international dont le Québec se serait passé si J.-A. Bombardier n’avait pas pris le risque de faire grandir son entreprise chez nous. 

4. Innover ou mourir

Dès qu’il lance son produit, les machines de Bombardier connaissent beaucoup de succès. Mais son parcours n’est pas sans embûche. L’entrée en guerre du Canada le force à innover et à développer rapidement de nouvelles voitures pour répondre à l’effort de guerre. Après la guerre, il doit à nouveau adapter ses produits à un contexte d’affaires différent. Le même besoin d’innover se présente encore lorsque le gouvernement du Québec impose le déneigement des rues, ce qui entraine une perte d’une partie importante de son marché.

Si au 20e siècle, les guerres ont imposé des changements drastiques aux entreprises, aujourd’hui c’est la croissance fulgurante des pays en développement et l’avancée des nouvelles technologies qui les poussent à innover et à revoir leur modèle d’affaires.

5. Persévérer : un succès « overnight » prend des années à réaliser

Joseph-Armand Bombardier était obsédé par une idée, faciliter les échanges pour que les gens vivant dans les villages ne soient plus isolés l’hiver. Le cumul de toutes ses recherches et connaissances, déboulera – après 40 ans de travail – sur sa plus grande invention : la motoneige.

La route vers le succès est souvent longue et ardue. L’auteur américain Malcom Gladwell a d’ailleurs écrit un livre à ce sujet «  Outliers » dans lequel il démontre, avec l’aide d’exemple d’entrepreneurs à succès, qu’il faut travailler un minimum de 10 000 heures sur le même sujet pour bien maîtriser son talent et l’exploiter au maximum.

6. Faire le bien, avant tout

Tout au long de sa carrière, Joseph-Armand Bombardier était soucieux de créer de l’emploi dans son village natal de Valcourt. Il adaptait les horaires d’été pour ses employés qui étaient aussi propriétaire d’une ferme pour qu’ils puissent occuper les deux emplois. Il était exigeant envers lui-même et attendait une attitude similaire de la part de ses employés. Cette façon de faire entrainait un sentiment d’appartenance fort au sein de son équipe.

Aujourd’hui, le concept du travail a bien évolué et pousse les entrepreneurs à créer un environnement où l’équilibre entre les vies professionnelle et personnelle de leurs employés est plus harmonieux. De plus en plus, ils sont préoccupés par l’impact positif que peut avoir leur entreprise dans leur communauté.

Heureusement, les bâtisseurs d’aujourd’hui ont un avantage que J.-A. Bombardier n’avait pas : le Forum Génération INC., un réseau unique d’entrepreneurs et d’experts qui leur permet d’échanger des avis pour aller plus vite et plus loin dans la réalisation de leur rêve.