Vous l’avez eu. Depuis des mois, vous vous démenez pour fermer LA grosse transaction. Enfin, c’est réglé et payé! Une fois les fournisseurs, les employés, et quelques dettes payées… il vous reste des dizaines de milliers de dollars, voire 100 000, 200 000$?

Un beau problème. Mais que faire avec cet argent ?

Comme vous avez encore de beaux projets et des investissements futurs en vue… pas question de dépenser ou de vous verser personnellement la somme. Mais, allez-vous laisser dormir cet argent dans votre compte bancaire d’opérations? Non, ce n’est pas une bonne idée. Les départements de gestion de la trésorerie de nos institutions sont habiles pour nous seconder dans l’administration des salaires et remises gouvernementales, mais… lorsqu’on commence à avoir des surplus, ça se complique.

On ne peut pas dire que les grandes banques à charte soient très généreuses pour les taux de compte d’épargne. A la TD, on m’a offert 0,55% pour 100 000$ et 0,65% chez BMO. Avec RBC, j’ai pu avoir 0,8% et, le compte Accélération Plus Scotia pour entreprises me donnait 1,1%. J’ai cependant pu obtenir davantage chez les banquiers virtuels. ING Direct a un compte d’Épargne-Placement affaires à 1,25% et Manuvie a le compte Avantage Entreprise à 1,5%. Si vous êtes de nature inquiète, sachez que ces dernières institutions offraient les mêmes protections de l’assurance dépôt (SADC) que les autres.

Alors en résumé,1,5% c’est pas mal le maximum qu’on peut obtenir. Si je veux autre chose qu’un compte bancaire, je dois me rendre à  l’évidence qu’il n’y a rien de très emballant. On me parle de certificats rachetables parfois moins payants que le compte à haut rendement. J’ai dû aussi conclure qu’il est très compliqué de rejoindre un employé connaissant la fiscalité des placements.

La fiscalité des placements importe beaucoup

Beaucoup d’entrepreneurs négligent l’aspect fiscal de l’épargne. Même si vous faites moins de 500 000$ de revenus d’entreprises, les «intérêts, redevances, gains en capital» sont imposables au maximum, soit au taux de 46,57%. Notez que dans le cas du gain en capital (comme pour un individu) la moitié seulement est imposable. L’autre moitié peut être versée à l’actionnaire libre d’impôt via le compte de dividende en capital.

Vous pourriez réduire votre facture fiscale de placement d’entreprise de 30%!

Cette dernière information vaut son pesant d’or. Si vous pouvez tolérer une petite volatilité, je vous invite à vous informer sur les fonds en «structure corporative». Il y a en pas beaucoup sur le marché, mais, ils ont la caractéristique de convertir les revenus d’intérêt ou de dividendes en gain en capital. Concrètement, vous pourriez réduire votre facture fiscale de placement d’entreprise de 30%!

Attention, pour la liquidité il vaut mieux se concentrer sur les solutions en revenus fixes et idéalement, vu le contexte économique, sur les obligations à court terme. On ne peut pas prévoir le rendement de la prochaine année à l’avance, mais ce type de compte offre une moyenne de rendement annualisé de plus de 4% sur 3 ans. Les principaux distributeurs des solutions en structure corporative sont: Invesco, AGF, Fonds Dynamiques (Scotia), Manuvie, Placement CI, Fidelity, Standard Life et Industrielle-Alliance et Franklin-Templeton.

LIQUIDITÉ EXCÉDENTAIRE

COMPTE BANCAIRE / CPG

FONDS CORPORATIFS

Solde du début

200 000,00 $

200 000,00 $

Intérêt/gain

4 000,00 $

4 000,00 $

Impôts

-1 863,00 $

-931,00 $

Solde à la fin

202 137,00 $

203 069,00 $

*Exemple basé sur un revenu de 2% annuel imposable à 46,57%

Note : les taux présentés dans cet article peuvent changer (novembre 2011).