« Seul maître à bord » : c’est peut-être cette première idée qui vous a catapulté vers l’entrepreneuriat, tremplin d’émancipation, de liberté et d’autonomie qui vous a tant fait rêver. Une fois votre compagnie dument installée, vous avez encaissé en souriant vos premiers bénéfices et vous songez aujourd’hui à élargir votre horizon d’affaires. Si le démarrage d’entreprise pouvait se conjuguer au singulier, la phase de croissance s’accorde elle préférablement au pluriel. Explications.

UNE STRUCTURE FINANCIÈRE ADAPTÉE AU CYCLE DE VIE DE L’ENTREPRISE

Financièrement, la croissance de votre compagnie s’axe autour de diverses caractéristiques incluant sa phase d’évolution (cycle de vie de l’entreprise), son historique de rentabilité, son capital action, etc. La somme de ces facteurs détermine les différentes avenues de financement qui vous sont offertes.

Un bon suivi de la structure financière de votre entreprise est d’une importance capitale.

À retenir : un bon suivi de la structure financière de votre entreprise est d’une importance capitale. Votre politique financière doit prendre en compte l’interaction existant entre l’actif et le passif.

PARTICIPATION EXTERNE : POUR UNE FLEXIBILITÉ ACCRUE

Plusieurs options de financement de votre croissance s’offrent à vous :

1. Autofinancement :
Dans ce cas, c’est l’entreprise elle-même qui assure sa croissance par voie de réinjection des bénéfices. La capacité d’autofinancement devra être soigneusement établie; elle correspond essentiellement à la somme des bénéfices et des amortissements. Vous demeurez seul maître à bord mais vous ne bénéficierez pas nécessairement de la souplesse nécessaire à votre croissance. À évaluer soigneusement.

2. Financement par capitaux propres :
Vous pouvez faire appel à des investisseurs privés ou à des sociétés d’investissement. En termes simples, il s’agit d’une forme de financement avec participation. Bien entendu, qui dit participation dit également partage des bénéfices.

3. Financement par emprunt :
Plusieurs options sont disponibles. Par exemple, vous pouvez faire affaires avec une institution financière qui basera sa décision de vous octroyer un emprunt sur votre historique de rentabilité, votre actif et la perspective de croissance de votre entreprise. Il vous est également possible d’avoir recours à un financement reposant sur l’actif (« ABL »); sur cette base (valeur des actifs), le prêteur proposera le financement approprié et assurera un suivi périodique d’évolution. Les coûts de mise en place et de suivi de ce type de financement sont toutefois à considérer.

4. Financement mezzanine :
Une solution intermédiaire s’offre également à vous sous la forme d’un financement subordonné (aussi appelé « quasi-capital »), qui est essentiellement un prêt à moyen ou long terme (généralement de 3 à 5 ans), dont le remboursement est lié aux prévisions de l’entreprise. Étant donné un risque plus élevé pour le bailleur de fonds, il faut toutefois prévoir un taux d’intérêt plus élevé.

En solo ou à plusieurs? La décision vous revient.

Ultimement, c’est votre souhait ou non d’intégrer la participation de tiers qui sera au centre du financement de la croissance de votre entreprise. Quelles que soient votre approche et votre vision, votre conseiller financier pourra effectuer une modélisation financière vous permettant d’évaluer l’avenue de financement la plus appropriée.